DJ :Nom : Quigley
Prénom : Angélique
Âge / Année : 16 ans / 6ème année
Animaux de compagnie : Vous l'imaginez s'occuper de n'animaux? Vous êtes comiques...
Sang: Moldu
Maison Souhaitée : Serpentard. Parce qu'il est fondamental pour le bien de l'humanité de l'y envoyer. Ne serait-ce que pour épargner les pauvres piti Gryffys, Serdy et Pouffy. Et puis de toute façon, j'n'ai pas de justification à donner, nah.
Tu abuses de ton influence 'forumatique' là. C'est injuste pour les autres. Gnagnagna...
Histoire : Il fut un jour de juillet parfaitement beau et chaleureux, où régnait joie et bonne humeur dans une petite chambre du service de maternité du Winchester Hospital. On avait annoncé l’arrivée de deux petits être vivants parfaitement similaires, si ce n’est au niveau de leurs parties intimes. La jeune femme usée et fatiguée, regardait depuis son lit les deux petits bambins, l’un bercée par l’infirmière présente et l’autre cajolé par son mari ébloui par le spectacle de la vie. Les yeux encore fermés, les deux canailles dormaient à points fermés. Leur mère visiblement, leva un visage radieux vers son compagnon qui arborait le même air béat. Ils ne se rendaient visiblement pas compte des jours exténuants qu’ils vivraient. L’infirmière leur demanda avec un grand sourire du genre « j’ai pas de gosses, mais j’trouve ça magnifique… » leur demanda les noms de ces deux futurs citoyens pratiquement chauves pour le moment. « Angélique » avait annoncé le père. « Et Tom » avait rajouté la mère. Pour l’anecdote, ils avaient pour l’aînée choisi le prénom de son arrière arrière grand-mère maternelle dont les origines avaient été françaises. C’était ça ou l’arrière arrière grande tante paternelle dénommée Hildegarde. Mais ils ne s’étaient pas encore rendus compte à quel point les anglais pouvaient avoir des difficultés sur le prénom pourtant, ô combien, joli de leur ange. Quant au cadet… eh bien, il faut bien l’avouer… Tom ça fait moins con que Thomas.
Les premiers jours de l’enfance de jumeaux s’étaient déroulés de façon tout à fait normale, dans une maison tout à fait normale, dans une famille tout à fait normale et pour tout dire dans un monde tout à fait normal. Que de normalité dans leur vie. Entre les pleurs à quatre heures du matin, le popo en plein milieu de l’après-midi, les biberons de lait conservateur à toute heure de la journée, Mr et Mrs Quigley étaient tout à fait charmés par leur nouvelle vie de parents. Et leurs enfants ne montraient à leur grande joie pas de signes d’étrangeté comme l’enfant des voisins. (De toute façon, un bébé c’est un bébé…). Parce que s’il y avait bien quelque chose que Mr et Mrs Quigley n’aimaient point, c’était bien l’étrangeté en soi. Ils aimaient à se caser dans les rangs de la banalité avec leur petite pelouse bien tondue et arrosée ainsi que leur petite Ford gris métallisée tout à fait charmante. Tout ça pour dire que leurs bambins étaient charmants, et qu’ils l’étaient tout autant.
La première année se passa tout aussi bien pour les deux enfants. Premiers pas, crèche, enfin tout le tralala quoi. Rien de bien passionnant qui mérite d’être annoté ici. Toutefois, dès la maternelle, on put noter quelques différences d’attitude. Si au cours de la crèche, ils avaient été trop jeunes pour faire l’objet d’un ostracisme, ce n’était dès lors plus le cas. Dès la petite section, ils avaient montré un caractère étrangement calme pour des bambins de leur âge. Leur similitude était d’une certaine façon, légèrement inquiétante. Etant encore jeunes, on ne pouvait distinguer leurs traits. Seule la longueur des cheveux d’Angélique permettait de les différencier. Inséparables, ils restaient à chaque instant ensemble et ne se séparaient que… pour leurs petits besoins personnels. Cette attitude déconcertante pour leurs petits camarades leur valut d’être exclus des jeux d’enfants. Non troublés le moins du monde et loin de chercher la compagnie des autres, ils semblaient éperdument loin de ce monde qui aurait pourtant dû être le leur.
Dès lors de leur seconde année à l’école maternelle de Winchester, leur comportement social loin de s’arranger, s’endetta de phénomènes étranges qui leur valurent définitivement d’être rejetés par leurs comparses. Mr et Mrs Quigley regardaient désormais leurs enfants d’un œil légèrement inquiet. Ils ne comprenaient pas cet ostracisme et tous ces petits incidents qui tournaient autour des deux jeunes Quigley qui pourtant n’avaient rien de tellement étrange dans leur caractère. Il n’y avait rien d’exceptionnel à être extrêmement lié à la personne qui a partagé avec vous l’étape de la naissance. Tout comme il n’y avait rien d’étrange à être moins turbulent que la moyenne. Ils n’étaient pas les seuls après tout. Et on n’allait pas reprocher à des enfants de ne pas être assez turbulents. Mais les années n’arrangèrent rien à l’étrange tension régnant autour d’eux. Rares étaient les enfants qui ne les évitaient pas. Les parents ne voulaient pas voir leur progéniture approcher « ces deux canailles » disaient-il bien que ces deux derniers soient pourtant l’exemple même de la sagesse. Tout au long de leurs années à la petite école maternelle, on n’avait eu de leur part ni bêtises, ni comportement turbulent. Pas une seule fois ils n’avaient été réprimandés. Et malgré tous les incidents mystérieux autour d’eux, jamais ils n’avaient été pris pour coupables. Après tout, était-ce de leur faute si le chien de Mr Cropper (le concierge) s’était retrouvé coincé tout en haut du grand chêne de la cours juste le lendemain après que ce dernier ait déchiqueté le sac d’Angélique ?
Ce fut lorsqu’ils arrivèrent à l’école primaire qu’un second changement s’opéra. Tout d’abord au niveau de la fillette. Angélique, du haut de ses six printemps, découvrit pour la première fois la signification de la mesquinerie. Stacey qui avait cassé sa poupée. Stacey qui avait déchiré ses cahiers. Stacey qui avait renversé du jus d’orange sur sa jolie robe. Stacey qui avait donné son cartable aux garçons. Stacey qui lui avait volé son goûter… « J’ai envie de pleurer. Est-ce que c’est normal d’avoir envie de pleurer ? » Avait-elle demandé à son autre moitié. « Non » avait-il répondu, « qui te donne envie de pleurer ? ». Le lendemain, on avait retrouvé la peluche de Stacey en feu, sa poupée avait été rasée puis décapitée, sa robe préférée déchiquetée sans raison valable et son cartable gisait dans le lac du parc, becqueté par les cygnes du coin. Et on avait supposé que tout cela avait été un accident. Car il n’en aurait pas pu être autrement.
Leurs années de primaire se déroulèrent assez similairement à la maternelle. Ils étaient toujours autant ostracisés. Les autres enfants les regardaient avec un mélange d’inquiétude et de ressentiment. Comme s’ils étaient d’un autre monde qu’ils ne voulaient pas connaître. Les années renforçant plus leur lien fraternel, ils virent leurs parents s’inquiéter de plus en plus à leur sujet. Angélique n’avait jamais compris le désir de ses parents de la voir elle et son frère se ranger dans le « chemin de la normalité ». Pourquoi se contenter de la banalité après tout ? Suivre les moutons n’avait rien de très attrayant. Ce fut donc dans cette direction qu’elle développa sa vision de voir le monde. Elle n’avait pas à se conformer au regard des autres. Mais pourquoi ces ‘autres’ ne se conformeraient-ils plutôt pas à son propre regard ? En grandissant, elle se rendit rapidement compte qu’il y avait les moutons, mais qu’il y avait aussi les bergers. Et Miss Quigley ne serait au grand jamais un mouton. Elle ne pouvait être qu’un berger… ou alors au moins un mouton noir. Dès lors qu’elle se rendit compte à quel point elle ne voulait pas être un mouton, son changement d’attitude fut assez conséquent. Désobéissance à la gentille institutrice mièvre (qui éclatait en sanglots dès que ses élèves avaient le malheur de faire une bêtise), crise de colère, actions non considérées… blablabla… tel fut rempli son dossier d’élève qui jusque là n’avait subi aucune tâche. Du statut d’enfant sage comme une image à celui de perturbateurs de première, les jumeaux Quigley furent rapidement un enfer pour leurs camarades aussi bien que pour leurs enseignants. Parce qu’il semblait bien que Tom ait lui aussi subi le brusque changement d’attitude de sa sœur. Quels en étaient donc les motifs ? S’était-il rendu compte que lui aussi voulait être un berger ? Angélique n’en avait strictement aucune idée et n’aurait su formuler correctement la question à son frère. Mais elle avait juste été ravie de voir quelqu’un la comprendre parmi ce monde de crétins qui se prenaient tous pour des incompris alors qu’il n’y avait qu’une leçon à en tirer : mouton ou pas mouton ?
Mr et Mrs Quigley avaient alors envoyé leurs deux garnements en consultation auprès de nombreux spécialistes de la pédagogie : nombreuses consultations chez les psychologues en perspective. Et étrangement en revenant desdites consultations… il s’avérait que ces fameux spécialistes démissionnèrent tous les uns après les autres au plus grand dépit de Mr et Mrs Quigley. Bien que l’on n’eut pu dire que les jumeaux Quigley y soient pour quoi que ce soit, un léger doute subsistait néanmoins, aussi irrationnel cela eut-il été. Mr et Mrs Quigley renoncèrent donc à faire rentrer dans le moule leurs deux enfants. Ils se contentaient désormais de camoufler les ‘tares’ de ces deux derniers aux yeux de tous, préférant vivre dans l’illusion d’une famille modèle.
Ce fut avec tout de même un grand soulagement que les instituteurs de l’école primaire virent partir les jumeaux Quigley lorsque le temps fut venu. Les deux enfants échappèrent d’ailleurs de très près au pensionnant spécialisé dans les cas difficiles. La lettre qui devait enfin leur ouvrir la porte d’un nouveau monde arriva peu de temps après leurs onze ans. Ce ne fut pas sans curiosité qu’ils virent arrivés le petit volatile replet déposant devant la porte de leur maison deux enveloppes parcheminées bien gonflées. Mr et Mrs Quigley crurent tout d’abord à un canular. Ce n’était pas tous les jours que vos enfants recevaient une lettre venant d’une prétendue école de sorcellerie. Il leur fallut alors voir de leurs propres yeux arriver les représentants de l’école par la cheminée pour commencer à douter de la logique du monde qui les entourait. Si tout d’abord ils restèrent incrédules devant cette situation assez cocasse il faut bien l’admettre, Mr et Mrs Quigley se rendirent rapidement compte de toutes les conséquences que cela engendrait. Leurs petits chérubins ne seraient plus jamais vus de la même manière si la nouvelle se répandait. « Ca se soigne ? » avait alors demander Mrs Quigley à la plus grande horreur de ses enfants. Ainsi s’en étaient suivies de longues disputes durant des jours avant d’en arriver à la conclusion : personne ne devait savoir. Il fut décidé que les jumeaux Quigley seraient effectivement envoyés dans cette école de sorcellerie tout en faisant croire à leur entourage qu’ils partaient pour un pensionnat français. Angélique trouva là enfin prétexte à l’exclusion qu’ils avaient subie depuis toujours. Après tout, ils n’étaient pas comme les autres. Du moins pas comme les moldus. Ils trouveraient enfin leur vraie place, s’était-elle dit. Elle ne savait pas à quel point elle avait faux.
Poudlard était un endroit qu’elle avait trouvé fantastique à première vue. Après tout, c’était on ne peut plus vrai. Ce lieu-là était… magique. Une nouvelle ère commençait dans leur courte vie. La cérémonie de répartition, marquant leur entrée dans le monde magique, ils ne comprirent pas immédiatement les regards intrigués de tous quand le vieux Choixpeau rabougri les envoya à la maison des serpents. Après tout, qu’y avait-il de si exceptionnel ? Serpentard était une maison comme une autre. Mais avait-on déjà vu des enfants complètement issus de moldus atterrir dans la maison de Salazar ? Peut-être bien quelques exceptions tout de même en une dizaine de décennies. Mais deux d’un coup ? Et Poudlard ne fut finalement qu’un lieu de plus sur Terre où l’on les regardait de travers. De par leur origine moldue, ils n’étaient disons pas spécialement bien acceptés par leur comparses de Serpentard. Tandis que leur caractère exécrable (typique de Serpentard notons-le) et leur appartenance à cette maison ne leur permettait pas non plus de réellement se rapprocher des autres élèves. Ce fut donc encore dans une exclusion totale qu’ils vécurent leurs années à Poudlard. Angélique s’en était depuis longtemps accoutumée. Mais cela n’avait en rien arrangé son caractère déjà peu commode.
Ainsi fut marquée sa scolarité à Poudlard. Et c’est maintenant en 1975 que les jumeaux Quigley entament leur 6ème année…